Le Journal des Plages - Dans quelques jours, vous retrouvez la scène. C’est un moment important pour vous ?
Georges Moustaki : C’est toujours important. C’est un moment qui vous change. On arrive sur la scène parfois irrité ou fatigué et les choses se placent. L’euphorie gagne du terrain. La scène apporte quelque chose d’unique.

Le Journal des Plages - A quoi doit s’attendre votre public ? Des nouvelles chansons ou « des vieux machins » comme vous appelez vos premières chansons.
Georges Moustaki : Il va y avoir 52 ans que je fais ce métier et je ne m’en lasse pas. Sur scène, je mélange les morceaux récents ou carrément inédits et les « vieux machins ». Ca c’est une boutade. J’ai vu, il y a longtemps en Belgique, un juke box qui classait Brel, Ferré, Brassens, tous les grands de ma génération dans la rubrique des « vieux machins ». Cela m’a amusé. Ce terme est affectueux dans ma bouche. C’est un sourire. J’ai une tendresse particulière pour les « vieux machins ».

Le Journal des Plages - Vous dégagez une forme de sagesse…
Georges Moustaki : C’est une image… qui correspond à une partie de moi. Je suis né dans un pays, l’Egypte, où l’on cultive l’art de vivre avec beaucoup de gravité mais aussi beaucoup de frivolité. Ce que vous appelez sagesse est, sans doute, inscrit dans mes gênes. J’ai hérité d’une certaine philosophie mais j’ai aussi mes coups de colère, mes folies.

Le Journal des Plages - Avez-vous un objet fétiche que vous emportez dans tous vos voyages ?
Georges Moustaki : Ma guitare. J’en change évidemment mais j’ai toujours une guitare avec moi.

Le Journal des Plages - Les vacances, c’est montagne ou mer ?
Georges Moustaki : La mer, la Grèce, les îles. J’ai écrit beaucoup de mes chansons en vacances. Mais le véritable bonheur, c’est de ne pas avoir à prendre de vacances. Constater qu’on est bien quelque part et pouvoir y rester. C’est un rêve…

Le Journal des Plages - Galet ou sable ?
Georges Moustaki : Ni l’un, ni l’autre. J’aime marcher sur le sable mais m’allonger sur les rochers.

Propos recueillis par Annie Valier

Né Guisseppe Mustacchi, de parents grecs à Alexandrie en Egypte le 3 mai 1934, cet auteur-compositeur-interprète a composé des morceaux qui ont été repris par les plus grands : Piaf, Reggiani, Dalida , Montand, Salvador entre autres. Avec ses chansons qui sont devenues des classiques, il est ce soir sur la scène de l’amphithéâtre de pierres et de verdure de la tour de Bellegarde. Tous ceux qui aiment la douceur, les beaux textes de ce candidat à la révolution permanente ne peuvent pas faire l’impasse.

5 juillet, Bellegarde, tour, 21h30 euros, tél. 04 66 01 09 30. Festival de la guitare les 5, 6 et 7 juillet.

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