Le Journal des Plages : Dix ans d’existence déjà… Comment vivez-vous cette pérennité ?
- Yann : C’est sûr qu’on se sent plus posés qu’à nos débuts, mais il y a plein de jeunes groupes qui arrivent, et un nouveau public aussi. Du coup, il faut constamment qu’on se remette en question pour être toujours au top.

Votre dernier album a essuyé pas mal de critiques… Ça a influencé votre travail sur « Une somme de détails » ?
- Naturellement. Quand on s’entend dire pendant deux ans qu’on s’est ramollis, on veut montrer aux gens que non, on est toujours là. Du coup, ce dernier album est plus énervé, plus rock. C’est un retour aux sources.

Quel est l’état d’esprit du groupe ?
- Actuellement il est très bon. On a eu une phase moyenne, mais là avec cet album les critiques sont très bonnes. Et puis il y a de nouveaux outils comme Myspace qui créent une relation directe avec les gens. On a eu beaucoup de messages d’encouragement, ça fait plaisir.

Vous êtes les pionniers du métal français… Quel regard portez-vous sur la scène rock aujourd’hui ?
- On est arrivés sur la fin de Silmarils et No one is innocent. Aujourd’hui cette scène est un peu retombée. Ce qui marche, c’est le métal extrême, les groupes chantent en anglais et s’exportent. Nous on chante en français. C’est aussi à cause d’un problème d’accent, mais surtout parce qu’on sent plus nos chansons en français.

Vous évoquez les problèmes climatiques dans cet album…
- On a un chanteur qui est très porté là-dessus. Il a un message positif, « faîtes attention à la planète » !

De quels artistes vous sentez-vous proches ?
- Rage against the machine pour le coté rock avec le chant hip-hop. Sinon en France, des groupes de métal comme Gojira.

A quoi ressemble un show de Mass Hysteria ?
- Pour nous la scène, c’est essentiel. On s’y sent bien, on a un contact direct avec les gens. Et nos concerts, comment dire, c’est du sport extrême pour nous et pour le public. A Metz il y a un mois, c’était une vraie étuve. Ça saute partout !

Sur cet album, vous écorchez la nouvelle scène française…
- Personnellement, j’écoute de tout. Mais quand j’ai regardé les Victoires de la Musique, je me suis fait c... pendant deux heures. Un mec comme Vincent Delerm a amené des choses, mais ce que je n’aime pas, c’est les suiveurs. Ils prennent une guitare et un accent de lose et ne font rien d’intéressant.

A quoi ressemble une journée type de Mass Hysteria en tournée ?
- On aime bien être en tournée, et heureusement parce que là on est partis pour des mois. Mais comme on a des enfants, c’est pas toujours évident. En gros, on fait 2-3 heures de camion, on mange, on fait les balances, on a quelques interviews, on se repose, on mange et on va sur scène. Et on rencontre les gens.

Le temps d’aller à la plage ?
- On n’a pas trop le temps d’y aller, mais ça arrive qu’on y fasse un tour l’après-midi. On aime bien y aller.

Un roman de l’été ?
- Je lis la biographie de Patrick Dewaere écrit par sa mère.

Bronzette ou raquette ?
- Ça dépend, certains vont faire du ski nautique et compagnie, d’autres de la bronzette.

Propos recueillis par Juliette Rouleaux

  • Festival Au Pont du Rock, les 27 et 28 juillet à Malestroit. Mass Hysteria le 28 juillet. Tarif : 20 euros. 02 97 73 76 91.
  • Festival Les vaches au gallo, 3-4 août, Louvigné-du-Désert. Mass Hysteria, le 4, dès 16H, site du Pré Maupas. Tarifs de 20 à 24 euros. Réservation points de vente habituels. 09 51 17 13 28.
  • 25 Aout 2007 : Corsept, festival "couvre feu", chapiteau Latcho Drom (18,6€) (Loire Atlantique)

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