Le dernier film de Claude Chabrol « La fille coupée en deux » s'inspire d'un fait divers retentissant : l'assassinat du célèbre architecte new-yorkais, Stanford White, en 1906.
A 52 ans, cet homme à femmes a été tué, alors qu'il assistait à un spectacle. Son meurtrier, Harry Thaw, un playboy millionnaire, était le mari de sa maîtresse, Evelyn Nesbit, une actrice de music-hall. Les jurés n'ayant pu se prononcer sur la culpabilité de Thaw au terme du premier procès, un deuxième a suivi, et cette fois les jurés ont déclaré le prévenu non-coupable, attribuant son geste à sa "démence". Cette histoire a déjà fait l'objet d'un film, « La Fille sur la balançoire »(1955) de Richard Fleischer.

Quant à Claude Chabrol, il s’est approprié la tragédie et l’a travaillé avec une grande liberté. Avec Cécile Maistre, la scénariste, il s’est attaché à la seule réalité du fait divers pour souligner ce qu’elle révèle d’énorme sur la nature humaine. « Il nous a donc semblé essentiel de transposer complètement cette affaire sans nous préoccuper aucunement du lieu, de l’époque ou de la psychologie des personnages réelles, raconte le réalisateur. D’ailleurs, je dirais même que ce fait divers est plus facilement envisageable et donc transposable aujourd’hui qu’à l’époque où il s’est déroulé. »

« La fille coupée en deux » de Claude Chabrol avec Ludivine Sagnier, François Berléand, Benoît Magimel.

Sorti en salle le mercredi 8 août.