Al Gore met les pieds dans le plat.
L'ex vice-Président américain accuse clairement les Etats-Unis de faire obstruction à tout progrès et préconise de conclure un accord international carrément sans son pays. Quelle est la position des américains ?

Les Etats-Unis rejettent l'idée que la déclaration comporte un objectif chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). "Ce serait préjuger du résultat (des négociations)", a dit le chef de la délégation de Washington, Harlan Watson.

Lu dans Libé, une déclaration on ne peut plus claire d'Al Gore, décidément en pleine forme ces temps-ci : «Je vais donc vous dire une vérité qui dérange: mon propre pays, les Etats-Unis, est le principal responsable de l'obstruction à tout progrès ici à Bali», a-t-il poursuivi sous les applaudissements.

«Vous pouvez ressentir colère et frustration et les retourner contre les Etats-Unis. Ou bien vous pouvez faire un second choix, décider de progresser et de faire tout le travail difficile qui doit être fait», a ajouté Al Gore, qui ne fait pas partie de la délégation officielle américaine.

Il a donc carrément préconisé de «laisser un vaste espace blanc avec une note en bas de page» dans le document final qui doit être adopté aujourd'hui vendredi à l'issue de la conférence de l'ONU sur les changements climatiques, en sous-entendant que les Etats-Unis pourraient ajouter leur nom... plus tard !

L'hypothèse d'un échec général de la conférence, désormais plongée dans le pessimisme, était réelle. Des délégués européens évoquaient la probabilité d'un texte final «à portée minimale».

C'est ballot.