Les Négresses Vertes : "Voilà l'été".

Ami lecteur, spéciale dédicace à notre vénérée responsable de la publicité : Marie Chalot, pour qui cette chanson résonne comme un hymne à la joie. Voilà l'été, j'aperçois le soleil !
Bio du groupe : Pour les Négresses, tout a commencé dans la rue, le métro, les bars et tous les lieux d’où on ne les chassait pas, ce qui mène enfin le groupe à enregistrer en 1988 son premier album pour EMI, Mlah, où l’on découvre, outre un humour corrosif et une totale joie de vivre, des audaces musicales et verbales uniques. Utilisant un langage argotique, brisant les mélodies jusqu’au délire, ils font craquer les limites de l’expression musicale comme une vieille culotte démodée, contribuant, par leur style inédit, à faire apparaître une nouvelle génération d’artistes de la chanson.
L’année suivante, "Zobi la mouche", remixé par William Orbitt pour le label Rhythm King et devenu tube cosmopolite, se classe dans les hit-parades anglais, montant jusqu’à la 25ème place, exploit rarissime pour un titre made in France. Puis les Négresses sont en concert au fameux Roxy de Los Angeles et au Quattro de Tokyo, mais participent aussi à plusieurs grandes compilations internationales Red Hot and Blue, destiné à recueillir des fonds pour la lutte contre le sida, The Last Temptation of Elvis, qui reprend des succès du King, et, sur la demande de Madonna, la bande originale du film Dick Tracy.
Lorsque paraît le deuxième album des Négresses, Famille nombreuse, leur réputation est si bien établie que le disque est commercialisé en même temps en France et dans dix autres pays européens, tandis que Helno, Mathias, Mellino, Paulo, Abraham, Zézé, Gaby, Mimiche, Joroz, Julo et Isa s’en vont donner un concert historique au Liban, où ils sont les premiers étrangers à se produire à Beyrouth depuis le début de la guerre civile.
Ils entament ensuite une tournée triomphale de 120 dates, parmi lesquelles la mythique Brixton Academy de Londres, sautant des pays scandinaves à l’Espagne, parcourant la province française et se posant entre-temps à l’Olympia, tandis que Mlah devient en France double disque d’or. C’est alors que le chanteur-parolier Helno, ambianceur hors pair, disparaît tragiquement, laissant ses amis désemparés. Il leur faudra deux ans pour surmonter leur peine et leur désarroi, mais ils retourneront finalement en studio pour un troisième album, Zig Zague, où ils retrouvent toute leur verve sur des rythmes fortement marqués d’influences latino.
En Angleterre, pays qui semble les avoir décidément adoptés, ils prennent la 14ème place des charts avec le single Après la pluie, remixé par Kenny Dope et Todd Terry, ce qui les mène évidemment à inclure Londres dans leur nouvelle tournée européenne d’une centaine de dates, au cours de laquelle ils se produisent dans toutes les grandes capitales. Après avoir joué entre autres au Printemps de Bourges et aux Francofolies de La Rochelle, ils retrouvent finalement Paris pour deux concerts au Hot Brass, qui donnent naissance à l’album live Green Bus, qui restitue toute la folle ambiance d’un spectacle particulièrement bigarré et survolté.
Se lançant dans une collaboration insolite, les Négresses Vertes participent par ailleurs à la conception d’un album de Jane Birkin, arrangeant à leur façon inimitable La gadoue, écrite à l’origine par Gainsbourg pour Petula Clark. Dans le même temps, ils font la connaissance du producteur Howie B, et c’est avec lui qu’ils vont concocter Trabendo, album intemporel, envoûtant et sensuel, disent les médias. Enregistré à Alfortville dans l’ancien cinéma Le Trianon, mixé aux Whitfield Street Studios de Londres, ils y explorent de nouveaux horizons teintés d’électronique, mais on y trouve en réalité la continuité de leur histoire, toujours faite de non-conformisme et d’une inventivité prodigieuse, ce qui leur vaut en 2000 la Victoire de la musique de l’Album Nouvelles Tendances.
Vient ensuite Acoustic clubbing, où ils reprennent en acoustique quatorze de leurs titres auxquels s’ajoutent des inédits, et ainsi les Négresses Vertes poursuivent un chemin de plus en plus diversifié sans cesse marqué par une créativité extraordinairement féconde. Par leurs musiques et leurs textes poivrés à contre-courant, leurs libertés scéniques et la qualité de leur travail, ils ont marqué une ère nouvelle.
Alain-Guy Aknin et Philippe Crocq
Pour le site officiel du groupe : http://www.negressesvertes.com/
Voilà l'été, j'aperçois le soleil
Les nuages filent et le ciel s'éclaircit
Et dans ma tête qui bourdonnent ?
Les abeilles !
J'entends rugir les plaisirs de la vie
C'est le retour des amours qui nous chauffent
Les oreilles, il fait si chaud
Qu'il nous pousse des envies
Qu'il le bonheur rafraichi d'un cocktail
Les filles sont belles et les dieux sont ravis.
Enfin l'été {x4}
Enfin l'été, mais y'a déjà plus d'argent
Le tout Paris se transforme en phobie
Le métro sue, tout devient purulent
Dans ses souliers, le passager abruti
A dix doigts d'pied qui s'expriment violemment
Y'a plus d'amis les voisins sont partis
L'été Paris c'est plutôt relaxant
On rêve de plage
Et la Seine est jolie.
Toujours l'été c'est pas du superflu
Il fait trop chaud, l'soleil m'abasourdit
Rillettes sous les bras j'avance dans la rue
J'pense à ces cons qui s'font chier dans l'midi
Tous ces torche-culs qui vont cuire dans leurs jus
Tous ces noyés, la mer quelle saloperie
Et sur les routes le danger ça vous tue
Vivement l'automne, je me sens tout aigri.
Toujours l'éte {x4}
Voilà l'été, j'aperçois le soleil
Les nuages filent et le ciel s'éclaircit
Et dans ma tête qui bourdonnent ?
Les abeilles !
J'entends rugir les plaisirs de la vie
Voilà l'été, j'aperçois le soleil
Les nuages filent et le ciel s'éclaircit
C'est le bonheur rafraichi d'un cocktail
Les filles sont belles et les dieux sont ravis.
Voilà l'été
Enfin l'été
Toujours l'été
Encore l'été
Le 22 janvier 1993, Helno - chanteur génial - meurt d'une overdose. Paix à son âme.
Par La rédaction, jeudi 3 juillet 2008 à 10:18 - Les plages en chansons - #1685 - rss








En savoir plus sur cet article ? Une question ?
Commentaires | votre avis
Aucun commentaire pour le moment.