La provocation est un mode communication, de vie chez vous ?
Ben j’en sais rien. Moi ça me fait rire. Je ne fais pas exprès de provoquer. La provocation n’est pas mon but.

Vous êtes aussi « barré » dans la vie que dans vos clips ?
Il y a des fois, mes proches me disent : arrête de faire ton Didier Super ! De toute façon c’est toujours plus facile de déconner dans des clips ou sur scène. Avant c’était mal pris et perçu. Maintenant je suis un petit peu plus connu, les gens font preuve de plus d’objectivité envers moi.

Votre public réagit comment à vos chansons ?
Ça dépend. J’ai un public acquis et un autre plus sceptique. J’ai joué pendant trois mois au Point Virgule (salle de spectacle à Paris, NDLR) et les gens étaient choqués. Un soir il y en a 19 qui sont partis avant la fin du spectacle. D’ailleurs à chaque fois qu’une personne part, je fais une croix au Typex sur ma guitare. Comme ça, ils sont toujours présents malgré leur départ.

La philosophie de votre chanson « Y’en a des biens », c’est qu’il y a du bon en chacun de nous ?
Ouais. Ça doit être un truc dans ce genre-là !

Vous êtes né comme cela, avec ce coté décalé ou c’est la vie qui vous a poussé vers le second degré ?
Je n’ai pas choisi d’en faire un métier. Ma musique est vendable mais elle n’est pas faite pour être vendue.

Utilisez-vous la bonne méthode pour passer chez Drucker ?
Le jour où j’y vais c’est lui qui aura besoin de changer de méthode (rires).

Quels sont vos modèles ou les gens qui vous inspirent musicalement ?
Pas grand monde de connu. Je viens du théâtre de rue donc des gens comme "L’oiseau" ou "Tablentec" me parlent plus. On a fait beaucoup de tournées et on a croisé beaucoup de vedettes. Vivre au milieu des paillettes et des caméras c’est pas ma vie. C’est un peu décevant comme monde.

Didier Super à la plage ça donne quoi ?
Oh la la ! Je m’emmerde alors je fais du vélo ou du basket.

Atlantique, Méditerranée ?
J’aime pas la plage mais je dirais "Méditerranée" car j’aime bien faire du vélo sur le Prado à Marseille. Le matin tôt quand il n’y a personne c’est génial.

Un message à faire passer ?
Si je me sentais détenteur de quoi que ce soit cela voudrait dire que je serais persuadé de détenir une vérité que les autres n’ont pas. Enfin si les gens reçoivent quelque chose par le biais de mes chansons je me sens moins inutile.

Propos recueillis par Bertrand Vial avec Pierre-Paul Castelli. En concert à Sumène, le 26 juillet, Festival Les Transcévenoles, à Etaples, au Festival Rock en Stock, le 1er août ; le 8 à Langres (52) dans le cadre du Festival du Chien à Plume et le 9 et 10 août aux Nuits Secrètes d’Aulnoye-Aymeries (59). Infos sur www.didiersuper.com.