Vous êtes tous les deux issus d’univers musicaux différents, votre duo est un peu atypique. Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler ensemble ? Comment s’est déroulée votre rencontre ?
La rencontre s’est faite par hasard sur un film. Rien ne nous prédisposait car Dan était plus dans la composition et la musique classique. Moi, plus prête à m’ouvrir aux gens. Dan n’avait pas très envie au début puis une fois en studio tout a été très vite et très fluide. On s’est rendu compte qu’on avait envie des mêmes choses.

Pourquoi The Dø ?
Parce que Dan et Olivia évidemment mais aussi pour la note Do ! Et si elle est barrée c’est justement pour la note de musique. Ça nous a beaucoup amusé car en plus elle n’est pas sur les claviers d’ordinateur !

De votre duo se dégage quelque chose de particulier. Qu’est-ce que vous vous apportez mutuellement ?
On est ensemble 24 heures sur 24 donc il y a beaucoup d’intensité et d’émotion. D’ailleurs une fois en studio, quelque chose de magique s’est passé et on a partagé des moments très forts. Comme à chaque fois que des artistes collaborent je pense.

Les rôles sont prédéfinis ou vous faites tout à deux ?
On compose ensemble mais c’est moi qui écris les paroles. Dan s’occupe plutôt des arrangements, des sonorités et de l’identité des sons. C’est difficile de définir des rôles précisément. Je dirais qu’on supervise tous les deux le travail de l’autre et cela crée une interaction.

Dan est un musicien, toi la chanteuse, sur scène il y a un batteur. Mais y-a-t-il un leader de The Do ?
Non pas du tout. Par contre, à certains moments je suis plus effacée et inversement. Sur scène, on se complète vraiment bien. On s’investit tous les trois à 150%.

Votre album est très varié d’un point de vue musical. Quelles sont vos influences ?
Effectivement et c’est logique puisque nous avons deux univers totalement différents. Dan vient du jazz et du classique avec des influences tirées de Bartok ou de Stravinski. Quant à moi, je me suis intéressée à tous les styles de toutes les époques, de Queen à Björk en passant par Fitzgerald ou le Wu-tang (groupe de rap américain, NDLR). Mais aujourd’hui nous écoutons à tour de rôle, les musiques préférées de l’autre. C’est assez marrant !

Un prochain album en préparation ?
On a déjà des nouvelles chansons que l’on joue sur scène mais on n’a pas eu encore le temps de passer en studio.

Comment appréhendez-vous la rencontre avec le public estival ?
On a eu un avant goût avec un festival en Finlande. C’était incroyable. Là, on est très impatient de découvrir ce public de festivaliers qu’il faut conquérir puisqu’il ne vient pas voir que nous. L’ambiance est toujours plus légère et festive et on rencontre d’autres groupes, c’est sympa. Sur scène, on ne s’est jamais dit ça y est ça roule. On ne joue pas ensemble depuis cinq ans donc on essaie toujours de nouvelles choses.

Un objet fétiche que tu emmènes en tournée ?
Ma trousse de toilette, c’est mon kit de survie !

Plutôt Méditerranée ou Atlantique ?__
Je change chaque année mais j’adore l’océan, ça prend aux tripes.

Sable ou galets ?
Sable.

Bob ou casquette ?
Le chapeau de paille de ma grand-mère.

Crème solaire ou monoï ?
Crème solaire, je ne suis pas suicidaire.

Raquettes, bouquin ou ipod ?
Les trois !


Propos exclusifs recueillis par Pauline Congras | http://www.myspace.com/thedoband