On vous a découvert en 1998, avec la reprise de Michel Berger « Chanter pour ceux ». Il y a 10 ans déjà ! 10 ans de carrière que vous résumez comment ?
Oh lala, ces 10 années sont passées tellement vite ! Moi, je me repère par rapport au look ! Quand je revois mes premiers chapeaux, mes premières coiffures, c’est là que je constate l’évolution. Plus sérieusement, aujourd’hui ce n’est pas facile pour un artiste de savoir combien de temps il va rester en haut de l’affiche. Moi, je suis passée à travers « la jungle » pour garder ma place. J’ai connu des hauts et des bas, des très bas même, mais je suis toujours là. Je suis contente que ça dure, c’est un vrai plaisir.

Pendant ces 10 ans, même si les radios vous ont parfois boudés (Tu es d’un chemin, Rien ne dure), le public lui a toujours été au rendez-vous…
Heureusement, oui le public était là. Vous savez parfois les gens ne comprennent pas pourquoi certains titres ne passent pas à la radio, ils me questionnent. Mais je ne peux pas forcer les radios à passer mes titres. Ce sont les radios qui font la loi et on ne peut rien y faire. Un artiste passe du temps à préparer un album. Un an ou deux, à collaborer avec d’autres pour les compositions, les textes, et c’est frustrant quand le titre est mis à l’écart par les médias. Mais heureusement mon public, lui me suit et ça, c’est important.

Vous qui avez déjà parcouru les routes de France en solo, on vous retrouve aujourd’hui sur la tournée Française des Jeux, en quoi est-ce différent de vos tournées précédentes ?
Mon métier, c’est de chanter et c’est un vrai plaisir. Le plus important pour moi, c’est d’être sur scène. J’ai la chance de rejoindre cette tournée Française de Jeux pour me produire sur les plages, au soleil devant beaucoup de monde. C’est très gratifiant d’avoir été choisie pour cette tournée, une vraie chance pour ma carrière. Ce qui est différent de mes anciennes tournées ? La durée. Je chante moins longtemps sur scène, mais c’est toujours avec le même plaisir. 18 dates, c’est génial !

Après cette tournée, quels sont vos projets ?
Pour Noël, je devrais sortir un best-of avec 3 ou 4 morceaux inédits. Puis reprendre la tournée « Lââm au cœur des hommes ». C’est un spectacle de reprises de compositeurs exclusivement masculins.

Que peut-on vous souhaitez pour les 10 prochaines années ?
Ne pas prendre une ride ! (rires) Le plus important c’est de garder la pêche. Faire de belles rencontres, d’évoluer, de rester une décennie de plus… Et puis j’aimerais bien faire du cinéma.

En attendant on vous retrouve sur les plages avec la tournée Française des jeux, justement à la plage, Lââm est plutôt chapeau ou casquette ?
Les deux.

Sable ou galets ?
Sable.

Méditerranée ou atlantique ?
Méditerranée.

Serviette ou transat ?
Serviette.

Crème solaire ou monoï ?
Monoï. Mais moins maintenant, je vais rarement au soleil. Je préserve ma peau.

Au fait, à quoi ressemble Lââm en 2008 ?
En 2008, je suis plus naturelle avec une touche d’excentricité. Beaucoup plus fine, moins tranchante qu’à mes débuts !

Propos exclusifs recueillis par Syndra Telga