Que faites vous depuis la fin de votre carrière professionnelle ?
J’ai repris un hôtel restaurant à Bagnères-de-Bigorre, j’y ai monté un centre où l’on organise des stages de vélo. Je suis aussi consultant pour FranceTélévisions sur le Tour, sur le Paris-Roubaix, je donne des conférences pour des entreprises. Je suis aussi coorganisateur d’une course, le Paris-Corrèze, j’y trace le parcours, mais je ne fais plus grand-chose dans le vélo pro.

C’est un regret ?
Non, c’est comme cela. De toutes façons, ce que je connais le mieux c’est le vélo. Ni un regret, ni une envie pas satisfaite.

La reconversion d’un champion est si difficile qu’on le dit ?
Oui, toujours. On arrête une vie un peu spéciale, on a vécu une passion à fond, ça s’arrête, on est un peu démunis, qu’on ait de l’argent ou pas. Ce n’est d’ailleurs pas le problème, le problème c’est de savoir ce qu’on sait faire et envie de faire de sa vie. Je pense que quand on commence à préparer son arrêt de carrière pro, on est déjà plus pro. Moi, je suis allé au bout de mes 12 ans en faisant du vélo. Je n’avais rien préparé.

Qu’est ce qui a changé depuis votre dernière participation au Tour en 1996 ?
Pour moi, c’est spécial car je ne commente que les arrivées du jour. Je n’ai pas vu un départ depuis trois ans ! Mais l’ambiance n’est pas si mauvaise que cela malgré les problèmes de dopage car on voit bien que le cyclisme est sur la bonne voie. Les tricheurs sont pris de plus en plus tôt et de plus en plus vite.

Vous évoquez le dopage, vous avez l’impression que l’on en parle trop ?
On se bat contre cela depuis 10 ans, tous ensemble contre les imbéciles, les idiots qui continuent. Qu’on en parle c’est normal, ce qui n’est pas souhaitable et ridicule, c’est d’en faire un affaire d’Etat à chaque fois. Y’a des tricheurs, on le sait ; il y en aura peut-être toujours, sauf qu’aujourd’hui les contrôles sont fiables et rapides donc on en prend de plus en plus et il y a de moins en moins de fraudeurs.

Votre meilleur souvenir sur vos dix participations et deux victoires ?
Mon premier maillot jaune à l’Alpe-d’Huez en 1983.

C’est plus beau qu’une victoire ?
Non (rires) ! Mais c’est un souvenir différent !

Que vous disent les gens qui vous croisent aujourd’hui ?
Il ne se passe une semaine depuis 1989 sans que l’on me parle des fameuse huit petites secondes qui m’ont fait perdre le Tour lors de la dernière étape.

L’été vous ne pouvez jamais prendre de vacances ?
Malheureusement depuis 1983, je crois que je n’ai jamais pris un jour en juillet ! Ma période de vacances c’était novembre, alors j’étais obligé de viser les Antilles pour me baigner (rires) ! Je suis très plage, mer… Chaude !

Bronzette ou sport à gogo sur la plage ?
Je n’aime pas rester à rien faire, si je bronze c’est que je plonge, je nage ou je joue au golf, c’est mon autre passion. J’adore aussi la plongée, depuis mes 7 ans, je plonge, avec mes parents on allait en Espagne.

Que pouvons-nous vous souhaiter pour cet été ?
Du soleil ! J’aime le soleil. Pour le reste on se débrouillera !

Propos recueillis par Anne Le Hars.