Comment avez-vous choisi le nom de votre groupe ? Pourquoi cette traduction Artificial Animals Riding On Neverland ?
Plusieurs mots prenaient un sens pour nous (Angel par exemple), mais nous voulions quelque chose d’original. En fait on est parti de différents sentiments que nous voulions faire passer et de la l’acronyme AaRon nous est apparu comme évident. Artificial Animals Riding On Neverland exprime ce que nous voulons dire. Quelque part nous avons tous une part de rêve en nous, mais souvent l’adulte veut oublier l’imaginaire de l’enfant. Pourtant on ne doit pas abandonner cette part de rêve, il faut la conserver, c’est un équilibre nécessaire.

Comment décririez vos influences musicales ?
Quand on a écrit l’album on s’est pas dit qu’on allait faire de la pop ou du rock, c’est d’abord autobiographique, en fait c’est la vie de Simon (Simon Buret le chanteur, ndlr) de 25 à 30 ans. On a tous les deux un piano, alors ça démarre souvent autour d’un piano. Ensuite on cherche à fusionner les textes et les mélodies. Mais ça ne veut pas dire qu’on compose les textes avant les mélodies, on n’a pas de règles. Parfois on se lance des défis, par exemple pour Mister K on l’a faite en une seule journée.

Comment gérez-vous la notoriété que vous a apportée votre premier album ? Qu’est ce que ça a changé pour vous ?
Il suffit de rester réaliste, on ne fait que de la musique, on n’a pas inventé un vaccin. Le plus important reste que notre base ne change pas, c’est aussi notre entourage qui est resté le même. Ça a été tellement vite qu’on ne s’est pas rendu compte. Sur le moment on n’a pas eu de temps de repos ce n’est que maintenant qu’on peut commencer à se reposer un peu, mais cette période était génial.

Comment expliquez-vous votre succès auprès du public ?
On ne peut pas vraiment l’expliquer, certainement que le film de Philippe Lioret y est pour beaucoup. Même si on n’avait pas composé la chanson pour le film, elle s’est très bien intégrée dans l’histoire.
Mais ce qui nous faisait le plus peur c’était l’album, on savait que le titre U Turn plaisait au public mais on craignait qu’il n’adhère pas à notre univers musical. Notre plus grosse inquiétude était de rester avec juste un titre. Mais je pense que comme c’était notre premier album, les gens ont apprécié de nous voir grandir.

Cela va faire maintenant quelques temps que vous partez à la rencontre de votre public, quel effet ça vous fait ?
Au début il y avait une petite appréhension, surtout pour Simon, il a fait sa première scène le 14 Mars dernier, mais le trac est vite passé. De l’extérieur on pourrait croire que c’est juste un échange, pourtant c’est bien plus, c’est une véritable décharge électrique.
En fait on aime l’esthétisme, on vient sur scène pour s’amuser. En ce sens Vanessa (Vanessa Filho leur photographe, ndlr) nous a compris et aidé à la fois pour la tournée mais aussi pour l’album, où elle a réalisé la couverture. Le fait de chanter est formidable ça nous permet de faire plein d’autres choses à côté.

Est-ce que vous préparez déjà votre prochain album ?
On commence doucement, on a des bouts de chansons et de mélodies. On veut surtout prendre notre temps, maintenant on sait qu’on est attendu. Mais on ne changera pas notre façon d’écrire, toujours à 4 mains, par contre on aimerait bien réunir quelques duos avec d’autres artistes. On espère que cet album pourra sortir en 2009.

Vous partirez en vacance cette année ?
Oui, on ira en bord de mer

Sable ou Galets ?
Sable

Méditerranée ou Atlantique ?
D’instinct j’aurais dit Méditerranée, mais l’Atlantique est magnifique aussi

Chapeau ou Casquette ?
Chapeau

Transat ou Serviette ?
Les deux

Livre ou Raquettes ?
C’est des questions difficiles ! Les deux aussi, c’est complémentaire

Crème solaire ou Monoï ?
J’en mets très peu, mais crème solaire

Photo AaRon : © Vanessa Filho
Propos recueillis par Frédéric CHEVALLIER