Quand et comment as-tu commencé le kyte ?
J’ai pratiqué pendant dix ans le windsurf (planche-à-voile, NDLR) et une fois j’ai eu l’occasion d’essayer le kyte. J’ai tout-de-suite accroché. Ensuite, la progression a été super rapide parce que le sport était jeune et que c’est un ami qui avait un très haut niveau, qui m’a initié. Le wind et le kyte se rejoignent, c’est la même pratique, les mêmes spots, les mêmes approches du vent…

Tu fais du trampoline pour t’entraîner. Qu’est ce que cela t’apporte ?
J’ai toujours fait du trampoline et c’est un très bon complément. C’est un sport qui développe la capacité aérobique et cardiaque.

Toi qui es Montpelliérain, peux-tu nous parler de l’histoire du kytesurf ?
Les prémices du kyte datent d’il y a 10 à 12 ans, entre Montpellier, la Bretagne et Hawaï. D’ailleurs, tout le monde se dispute plus ou moins « la création » de la discipline. Tous les surfeurs de cette époque-là ont cherché quelque chose à ajouter au surf ; Le kyte, ce n’est qu’ une planche tirée par un cerf-volant avec des lignes ! Au départ, le matériel était assez simpliste, puis il a évolué. Ce qui a permit de démocratiser et de rendre accessible au plus grand nombre la pratique de ce sport.

Et alors, dans le golfe du Lion, ça glisse ?
On a de la chance ici car la Côte tourne presqu’à 90° de Carnon, en passant par la-Grande-Motte jusqu’au Grau-du-Roi. Donc ça décolle bien par vent du sud ou avec un gros vent du nord. Par contre, il ne faut pas oublier de rester vigilant aux abords des zones de baignade.

Quels sont pour toi les plus beaux spots du monde ?
J’aime particulièrement Nouméa en Nouvelle-Calédonie, les paysages sont magnifiques et pour le free style, c’est un super endroit. J’y vis l’hiver pour m’entraîner… au chaud ! Ensuite, le Brésil c’est top car il y a du vent tous les jours. Tu n’as pas besoin de regarder la météo.

Qu’est ce qui a changé dans ta vie depuis que tu es champion du monde ?
Depuis mes titres, j’ai plus de crédibilité auprès des sponsors. Je vis de ma passion, je voyage, je vois des choses magnifiques. Je réalise mes rêves. Et puis je continue de faire de la compétition car j’aime ça. J’aime gagner.

Après deux titres de champion du monde de kyte et un titre de champion de France, quels sont tes projets ? Rester le plus longtemps sur le tour en free style et arriver au plus haut niveau. Avant tout, me concentrer sur mon sport et ça c’est un travail à plein temps.

Mer Méditerranée ou Atlantique ?
Pacifique.

Sable ou galets ?
Petits galets car ils ne se collent pas sur les ailes.

Kyte ou Ipod ?
Kyte même en vacances.

Short à fleurs ou combi ?
Short à paillette ! C’est mon sponsor italien RRB qui me l’a fourni. Un collector !

'' Propos recueillis par Pauline Congras.''