L’été aux couleurs Soha (à voir)
Elle est « D’ici et d’ailleurs », elle livre sa diversité dans un album aux couleurs enivrantes. Soha, est également présente au Festival de Poupet où elle assure la première partie de Vanessa Paradis
Le grand public vous découvre avec l’album « D’ici et d’ailleurs » mais c’est avec le reggae-dance-hall que vous faites vos armes. Pas trop difficile de faire sa place dans ce monde plutôt masculin ? Oui, très difficile. Pendant près de 10 ans, j’ai eu un parcours reggae-dance-hall, sur la scène franco-caribéenne. Ça a été difficile de me faire une place dans ce milieu d’hommes. Mais j’ai réussi à imposer mon style. Il faut dire qu’avant cela j’ai fait du hip-hop et j’ai été « singer-toasteuse ».
Votre musique est un savoureux mélange de jazz, reggae, de sonorités envoutantes, qu’est-ce qui vous inspire finalement ? Je suis dans la musique depuis 14 ans. Je touche à différents styles de musiques. N’ayant pas les moyens de me payer des cours de chants, de techniques vocales dans des écoles, j’ai appris seule. En écoutant une large palette de disques : jazz, musique Cap-Verdienne, Sud-Américaine… Il me fallait m’aiguiser artistiquement et musicalement, sans pour autant m’éparpiller. Le résultat est dans cet album mais également sur scène.
Justement, Soha sur scène, ça donne quoi ? Sur scène on rentre encore plus dans mon univers. L’album a été un travail d’étude, nous étions trois à le réaliser. Sur scène, c’est différent, il y a les musiciens, un accordéoniste m’accompagne également… et puis beaucoup de surprises. Des reprises de chansons Cap-Verdienne, Cubaine, un peu de rap… En fait c’est très coloré !
Nommée aux victoires de la musique dans la catégorie Musique du Monde, artiste découverte France 2, des concerts programmés partout en France et à l’étranger, l’année 2008, c’est votre année ? Je ne sais pas, mais c’est une année riche en partenariat, en signe de reconnaissances des gens du métier et du public. Mais je ne suis qu’au début, il faut encore défendre cet album, y aller, continuer, y croire encore.
L’optimisme caractérise cet album. Quels sont vos rêves aujourd’hui ? Ils sont en partis réalisés, il faut qu’ils durent maintenant. J’aimerais élargir mon public. D’un public de Sound-system à mes débuts, je suis passée à un public très populaire avec des grands-mères, des jeunes couples, des enfants, c’est surprenant et agréable. J’aimerais continuer à faire de la musique, à garder ce petit truc qui m’anime.
Aujourd’hui vous êtes sur les routes, avec une actualité débordante, et à entendre les paroles du titre « Mon rêve à moi », on apprend que vous rêvez d’être allongée toute la journée ??? (Elle éclate de rire) Non, ce n’est pas ça ! Dans cette chanson, je parle des moments où je me retrouve dans les Caraïbes, à Cuba. J’ai beaucoup de proches là-bas. En général je travaille, mais parfois je ferme les yeux et je me laisse aller à rêvasser. C’est mon côté méditerranéen, mais qui n’aimerait pas simplement se poser, rêver ?
Au cours de vos nombreux déplacement pour les festivals on aura peut être l’occasion de vous retrouvez sur les plages. Vous êtes plutôt chapeau ou casquette ? Chapeau.
Sable ou galets ? Sable, sans discuter.
Méditerranée ou Atlantique ? Méditerranée.
Serviette ou transat ?
Transat.
Crème solaire ou monoï ?
Monoï. Monoï, pour tout, les cheveux, le corps…
Propos recueillis par : Syndra Telga
Légende photo 01 : Soha © Jean-Marc Lubrano pour Rapho Légende photo 02 : Soha © Jean-Marc Lubrano pour Rapho
Par La rédaction, mardi 26 août 2008 à 15:27 - Interview - #1740 - rss








En savoir plus sur cet article ? Une question ?
Commentaires | votre avis
Aucun commentaire pour le moment.