Le développement durable tel qu'il a été formulé pour la première fois en 1987 (rapport Bruntland) est : un développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

Jusqu'ici, faut reconnaître, c'est assez facile.

Ça se corse un peu par la suite car il faut bien reconnaître en tout premier lieu que toute cette histoire de "développement durable" est quand même relativement récente.
La fameuse génération 68 dont on nous tartine les oreilles cette année n'avait AUCUNE IDEE de cette histoire de développement durable. Et pour cause. Les pays développés (ou pays du Nord) (nous, quoi) ont pris conscience depuis les années 1970 que leur prospérité était basée sur l'utilisation intensive de ressources naturelles finies, et que par conséquent, outre l'économique et le social, un troisième aspect avait été outrageusement négligé : l'environnement.

Pour certains - dont le journaldesplages.com - le modèle de développement industriel actuel n'est pas viable.
Les points cruciaux sont l'épuisement des ressources naturelles (matières premières, énergies fossiles pour les humains), la destruction et fragmentation des écosystèmes, la diminution de la biodiversité qui diminuent la résilience de la planète ou encore le changement climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre. Les catastrophes industrielles de ces trente dernières années (Tchernobyl, Seveso, Bhopal, Exxon Valdez, etc.) ont interpellé l'opinion publique et les associations. Normal.

Au problème de viabilité s'ajoute par dessus le marché un évident problème d'équité : les pauvres subissent le plus la crise écologique et climatique, et il est à craindre que le souhait de croissance des pays sous-développés vers un état de prospérité similaire, édifié sur des principes équivalents, n'implique une dégradation encore plus importante et accélérée de la biosphère. Ainsi, si tous les États de la planète adoptaient l'American Way Of Life (qui consomme près de 25% des ressources de la Terre pour 7% de la population) il faudrait 5 ou 6 planètes pour subvenir aux besoins de tous, ce qui est loin d'être gagné !

Le développement actuel étant à la fois inéquitable et consommateur de ressources non-renouvelables, une réflexion a été menée autour d'un nouveau mode de développement, appelé « développement durable ».

SOURCES