jeudi 24 avril 2008
"Le slam est un art collectif"

GRAND CORPS MALADE - Blessé à vie
après un mauvais plongeon, la veille de ses
vingt ans, alors qu’il se rêvait professeur
d’éducation physique, Fabien Marsaud
a fait de son handicap une force en faisant
entendre sa poésie scandée a cappella
d’une voix grave, donnant ainsi ses lettres
de noblesse au slam. Un genre à la limite
de la poésie et du rap, savoureux mélange
hérité de Molière et d’expressions du parler
multiculturel de sa banlieue, qu’il rêvait
de faire découvrir au plus grand nombre.
Pari réussi car il a suffi d’un album, Midi 20,
pour que, porté par son talent, Grand Corps
Malade sorte le slam des bars pour l’installer
sur les ondes en récoltant deux Victoires
de la Musique. De quoi lui faire dire,
comme il l’affirme, dans Du côté chance
en conclusion de ce deuxième album,
Les codes de ma route ont soudain
été surprenants. Nouvelle signalisation,
nouveau panneau, nouveau tournant.
Quatorze autres titres s’immiscent
où l’artiste ouvre davantage son univers,
libère sa plume, dans la lignée de son
premier opus, toujours habité par sa voix
magnétique. Une touche d’optimisme
dans un monde de détresse, sorte
de perce-neige qui pousserait au milieu
du béton urbain. Interview...









