Poznan : un climat qui fait débat

La Conférence internationale de Poznan ouvrira ses portes le 1er décembre prochain.
Pendant douze jours, les 170 pays participants auront à engager la phase de négociations sur la mise en œuvre de l’après-Kyoto, phase qui se terminera lors de la conférence de Copenhague, en décembre 2009. La signature d’un accord européen ambitieux aurait du envoyer un signal fort, tant aux Etats-Unis qu’aux pays émergeants, et faire de l’Union un acteur majeur de ces futures négociations. Mais voulant à tout prix signer cet accord avant la conférence de Poznan, la présidence française de l’Union a réduit les objectifs du paquet climat-énergie, au profit des pays d’Europe de l’Est.
La principale raison de la discorde européenne concernait la mise aux enchères des droits d’émission de CO2. La Commission avait en effet proposé début 2008 de cesser l’allocation gratuite de ces droits aux industriels, et en premier lieu aux producteurs d’électricité.
Si Poznan est un échec, aboutir à un accord d’ici un an à Copenhague semblera alors quasi-impossible.
Or il y a urgence : les émissions mondiales de gaz à effet de serre n'ont jamais été aussi élevées. A ce jour, seuls les 37 pays industrialisés, signataires du protocole de Kyoto, se sont contraints à réduire cette pollution.
Les projecteurs seront braqués sur plusieurs pays, acteurs clés de ces négociations. A commencer par les Etats-Unis, qui ont rejeté Kyoto. Barack Obama a promis un changement radical d’attitude mais il ne sera pas présent à Poznan. L’attitude de la Chine, devenu le premier pollueur de la planète, et des pays émergents sera aussi surveillée de près. Pour tous, la même nécessité de faire - enfin - des efforts.

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