Bob Sinclar : Born in 1969

ENTRETIEN EXCLUSIF : " Je ne prends pas beaucoup de vacances, j’aime mon travail avec passion."
« Born in 1969 »... Tout un programme ! C'est aussi le titre de son dernier album et pourtant il est né en 1967 ! Bob Sinclar enflamme les “dance floor » de la planète, affole les Paris Hilton et autres people de la nuit. Son été passe par l'Ukraine ou le Portugal, Mykonos ou Ibiza, il passe aussi par vous.
Quand on vous dit que vous faites partie du club des DJs stars, ça vous fait quoi ?
Bob Sinclar : Ça dépend combien de membres y sont inscrits ! Je suis assez exclusif comme garçon, j’aime bien quand les clubs sont très très privés. Le mot « star» est utilisé un peu pour tout et n’importe quoi. Ce qui est important, c’est que le DJ a acquis un statut d'artiste à part entière, il mixe mais aussi il produit de la musique. Tous les clubs et les festivals du monde s'arrachent les meilleurs DJs pour créer l'événement. Ils font partie des stars de la musique d'aujourd'hui et sont devenus des icônes comme l'étaient les mannequins dans les années 90.
Comment situez-vous la scène française estivale, en particulier cannoise ?
Bob Sinclar : Durant l’année, il y a toujours eu de très grosses fêtes à Cannes car il y beaucoup de festivals, ce qui fédère une clientèle étrangère affamée de clubbing. Mais depuis l’arrivée du « Palais », Cannes est devenue en plus l’été un lieu incontournable pour l’ensemble des DJs. Tous les plus grands veulent jouer ici.
Pourquoi avoir travaillé avec Sugarhill Gang sur votre dernier album ?
Bob Sinclar : Ça a été un très grand honneur pour moi de travailler avec un groupe qui a créé l’histoire en enregistrant le 1er disque de rap en 1979 « Rappers Deelight ». Dans ma production je crée, je recycle des sons et je recherche des fusions musicales inédites en faisant appel à ma culture musicale. Je cherchais pour l’instrumental de « Lala Song » un groupe de rap « old school » et Sugarhill Gang était incontournable.
Votre ligne de vêtements, c’était indispensable à votre communication ou à votre carrière ?
Bob Sinclar : C'est une ligne de T-shirt que j’ai créé pour pouvoir avoir un contact direct avec les fans. Quand j’en vois un qui le porte, je sais que c’est un vrai fan. Ça fait aussi partie du mix et du style que de porter ses propres vêtements.
Vous avez prévu des remixes spéciaux de Michaël Jackson cet été ?
Bob Sinclar : Avec une coïncidence stupéfiante, un jeune artiste que j’ai signé sur le label, Michaël Calfan, vient juste de finir un gros « track » de club avec un sample de Michaël Jackson, donc je le joue avec encore plus d’émotion. Il est très difficile pour moi de remixer Jackson tellement mon respect pour son talent est grand.
J’imagine qu’un DJ comme vous n'est jamais en vacances l’été ?
Bob Sinclar : Je ne prends pas beaucoup de vacances, j’aime mon travail avec passion. Il me donne tellement de liberté et d’émotion que je ne peux m’en passer. Mon plaisir est de jouer ma musique pour ceux qui sont en vacances et de leur donner de l’énergie positive.
Un oiseau de nuit, ça bronze parfois ?
Bob Sinclar : Un oiseau de nuit bronze tout le temps, tant sur la plage que sur le court de tennis car il faut toujours soigner son image d'artiste.
Propos recueillis par Anne Lehars.



Du 27 au 29 août, Narbonne, Grande scène de l’espace contemporain, journée et soirée.





