Vu, dimanche soir sur Arte, Petropolis. Un voyage limite en ballon - façon Home de Yann Arthus Bertrand - au-dessus de la plus importante réserve de pétrole à ciel ouvert. Un génocide écologique à ciel ouvert.

Peter Mettler, le réalisateur, filme le paysage dévasté, détruit, ravagé, que sais-je encore sans musique ni chichis ou tralalas. Les très rares commentaires sont édifiants : "La destruction de forêts a déjà déplacé autant de terre que la Muraille de Chine, le canal de Suez, la pyramide de Khéops et les dix plus grands barrages du monde réunis. Chaque année, l'exploitation dégage autant de CO2 que toutes les voitures du Canada... Chaque baril de bitume requiert trois barils d'eau...

"À terme, l'exploitation est appelée à couvrir un territoire comme l'Angleterre."

Au bout des 40 minutes de film, il est évoqué une anecdote sur le chimiste qui avait permis de lancer cette exploitation dans les années 1960. Marqué par l'ampleur des dégâts provoqués sur la nature, il aurait confié à sa fille qu'il ne s'y rendrait jamais plus.

Merci, Arte.