En concert sur le Continent ou réfugié sur l’Ile de Beauté, il n’a rien perdu de sa nonchalance incisive ni de son élégance désinvolte, et continue à cultiver son petit jardin sans se prendre le cigare. Interview exclusive.

Dernier concert que vous avez aimé voir ?
Thomas Dutronc, parce que c’est mon fils !

Une expression pour définir votre tournée, vos concerts ?
Du bon, du beau, du bonheur.

Est-ce que vous préparez un nouvel album studio ?
Pas encore décidé.

Quel(s) métier(s) auriez-vous aimé exercer ?
Vétérinaire, menuisier.

Une qualité que vous n’aimez pas ?
Les travailleurs.

Quelle est votre image de la pureté ?
Première gorgée de bière.

Est-ce que vous pensez à la mort tous les jours ?
Non, tant qu’elle ne pense pas à moi.

Est-ce que vous vous sentez coupable ou innocent ?
Coupable.

Quel costume mettriez-vous au bal masqué ou au carnaval ?
Celui que je porte actuellement.

Qu’est-ce qui vous fait rire ?
Vos questions, et les gens guillerets dans les communions qui se mettent à chanter.

Qu’avez-vous en trop ?
Trop de disponibilité.

Quel cadeau aimez-vous offrir ?
Du bon vin, sachant que je serais invité à le partager.

A quelle cause donne(rie)z-vous du temps, de l’énergie, de l’argent ?
Enfants et animaux.

Est-ce que le capitalisme a gagné pour toujours ?
Il a gagné tout court.

Quelle est la forme de folie la plus répandue ?
D’être comme les autres.

Votre dernière baston ?
Je ne suis pas rancunier.

A part la France, un pays pour vivre ?
La Corse.

Excepté votre famille, que sauveriez-vous de votre maison en flamme ?
Des chats et des chats.

Est-ce la faim ou la gourmandise qui vous fait avancer ?
Gourmet mais pas gourmand.

Avez-vous une devise ?
Je ne voyage pas à l’étranger, campeur et sans reproche.

Que vous dit votre corps ?
Tout va bien se passer.

Un bonjour à un ami ?
Salut toi.

Pour finir en deux mots ?
J’arrête, je vais sur scène.

Votre silence favori ?
Le chant de l’oiseau lorsqu’il s’arrête.

Propos recueillis par Jean-Yves Basty